Nous sommes le : 10-09-2010
| Bulletin N°30 | Le Mot du Président (1) | Décembre 2006 |
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Le Mot du Président : DECRETS SUR L’OSTEOPATHIE : LES PATIENTS SONT-ILS GAGNANTS ? Défendre l’ostéopathie de haut niveau pratiquée par des médecins dûment formés voilà sur quelle base Ostéos de France a été créée il y a dix ans par fusion de l’AOB et du SMPMMO. Dès le 5 octobre 2001, au lendemain du vote au Sénat de l’amendement Charles qui allait aboutir à l’article 75 de la loi du 4 mars 2002 votée à l’Assemblée Nationale, Ostéos de France s’est engagée dans la voie de la nécessaire publication des décrets. Que voulions-nous : Défendre l’intérêt des patients et de nos adhérents. Défendre les intérêts des patients et des médecins ostéopathes c’était d’une part encadrer vers le plus haut niveau ceux qu’il est courant d’appeler les ni-ni (ni médecin, ni kinésithérapeute), d’autre part donner un statut légal aux médecins ostéopathes. Qui sont ces ni-ni ? Depuis quelques années, ce sont des praticiens formés à l’ostéopathie après le bac ou échec aux concours de médecine ou kiné, dans des écoles d’ostéopathie privées ; ce phénomène se développe depuis les années 1990, souvent à l’initiative d’ostéopathes anciens kinésithérapeutes qui avaient créé des écoles d’ostéopathie formant initialement à temps partiel des kinésithérapeutes et parfois des médecins. Depuis 5ans nous n’avons pas ménagé notre temps et notre peine dans le but d’aboutir à la publication de décrets respectant les différents professionnels, répondant aux besoins des patients et définissant un cadre légal clair de la pratique de l’ostéopathie. Trois années de longues négociations que nous pensions abouties, notamment avec certaines organisations professionnelles de ni-ni n’ont pas empêché celles-ci de choisir en 2005 une voie différente : la revendication sans lendemain d’une ostéopathie qui n’appartiendrait qu’à eux seuls. L’impossibilité du gouvernement à répondre à leurs revendications irréalistes permettait à nombre de leurs écoles de maintenir le miroir aux alouettes, en « promettant des lendemains qui chantent » à leurs étudiants avec une réglementation en leur unique faveur. Nous nous félicitons d’avoir été entendus par les responsables de l’Ordre des Médecins et des syndicats médicaux, pour sauver la pratique médicale de l’ostéopathie, dans l’intérêt des patients. La solution retenue pas le ministère n’était pas notre choix initial mais elle a été dictée par l’attitude incohérente d’opposition systématique de la majorité des organisations de ni-ni. Certains d’entre eux tablent peut-être sur des batailles juridiques à venir, d’autres espèrent sans doute pouvoir continuer à faire fonctionner leurs coûteuses formations privées au détriment du futur de leurs élèves… Notre travail déjà ancien et productif, est loin d’être fini. Nous allons travailler maintenant pour que le cadre légal réservant aux professionnels de santé la pratique de l’ostéopathie corresponde aux besoins des patients, aux critères internationaux de formation des médecins ostéopathes et réponde aux règles de l’éthique médicale. Très cordialement. Bruno BUREL |
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