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Quel avenir pour l’exercice du Médecin Ostéopathe ?
L’exercice de la Médecine change rapidement sous la pression de règles nouvelles souvent contradictoires ou inapplicables. Que dire alors de l’exercice du Médecin Ostéopathe bousculé en permanence par les règlementations nouvelles et changeantes de l’exercice de l’Ostéopathie ou par les campagnes médiatiques dictées par certains en mal de reconnaissances (et de connaissances…).
Malgré cela, nous sommes optimistes car l’apport de notre pratique est pébliscité par nos patients ainsi que nos confrères correspondants ; les pouvoirs publics devront tôt ou tard reconnaître que notre médecine est un art médical à part entière, permettant des diagnostics cliniques et des traitements incontournables, source de fortes économies de prescriptions.
L’initiative de Gilles Moreau entraine beaucoup d’espoir au sein de l’UMO : il a introduit la formation à l’Ostéopathie dès le deuxième cycle des études de Médecine à la faculté de Médecine de Dijon (cf. page 4) ce qui permettra certainement rapidement au corps médical de comprendre tout l’intérêt de notre Médecine Ostéopathique.
Alors aujourd’hui que doivent faire les Médecins Ostéopathes ? Certainement assumer pleinement leur statut légal de Médecin Généraliste ou Spécialiste, faire valoir par leur exercice l’apport au corps médical de leur Médecine, acquérir toujours de nouvelles connaissances et travailler pleinement au développement de leur art, sûrs de leur avenir même s’ils rencontrent actuellement sur leur chemin quelques secousses.
Nous devons être irréprochables dans notre exercice médical et inégalable dans la pratique de l’Ostéopathie. Personne ne peut égaler nos connaissances et compétences et il faudra des décennies aux non-médecins pour s’en approcher.
Nous allons également amplifier nos démarches communes avec l’ensemble des médecins ostéopathes à travers l’UMO, Union des Médecins Ostéopathes, dont les statuts ont été publiés cet été au JO (Présidente, Corinne Le Sauder, SNMO ; Secrétaire, Jean-Louis Mathieu SMMOF, Trésorier, Bruno Burel, Ostéos de France). Nous serons à nouveau ensemble en Mars 2009 au MEDEC et nous espérons que vous serez nombreux à donner du temps à votre cause que ce soit sur le stand ou lors de notre conférence.
Quelle place pour le Médecin Ostéopathe dans le développement de l’Ostéopathie ?
Les décrets de Mars 2007 ont été validés au mois de Janvier 2008 par le Conseil d’Etat. Le processus est irréversible et les Médecins Ostéopathes doivent en prendre acte et être le fer de lance du développement de cet Art. Nous devons prendre toutes les initiatives permettant à l’Ostéopathie de rester une vraie médecine. Donc ne soyons pas sur la défensive mais soyons, dans l’unité, les moteurs de l’avenir de l’Ostéopathie.
Quel avenir pour l’Ostéopathie ?
Certainement un bel avenir mais avec quelques années mouvementées à prévoir. Les prétentions abyssales de nombre d’ONM vont se heurter aux dures réalités de l’exercice, des obligations légales, de la concurrence et des requalifications des écoles dans quelques années.Il y aura pour beaucoup des lendemains douloureux qui les ramèneront à la modestie et à la réalité ; c’est ainsi que les plus travailleurs des ONM développeront un enseignement plus proche des réalités et des besoins.
Dans l’attente nous devons continuer à donner aux médecins la plus haute des formations ostéopathiques par l’enseignement des diplômes universitaires et des écoles de la FEMMO. Vous lirez dans ce bulletin une chronique de Bruno Geoffray critiquant les critères retenus pour l’attribution du titre d’ostéopathe et rappelant qu’une bonne formation à l’Ostéopathie se fait par l’Alternance (cf page 5)
Retroussons donc nos manches, une nouvelle fois.
Nous vous attendons tous le samedi 6 Décembre 2008 pour débattre de ces sujets et organiser ensemble notre avenir lors de notre Assemblée Générale à Paris.
Très amicalement. Bruno Burel
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