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Le site des médecins Ostéopathes

Bulletin N°38 Le Mot du Président (1) Juillet 2009
 
 
Au Sommaire
  • Le Mot du Président : Où va l’ostéopathie française ?... - Page 1
  • Formation à l’Ostéopathie, la CMP bafoue les textes réglemen... - Page 2
  • Exercice: Nouvelles Obligations... - Page 3
  • Faut-il demander sa qualification en médecine générale ?... - Page 4
  • Quelques dates clés pour la défense des Médecins Ostéopathes... - Page 5
  • Réunion du Conseil d’Administration du 1/07/09... - Page 6
  • TMS, le médecin ostéopathe incontournable... - Page 7
  • Compte Rendu de la tenue du CA d’EROP... - Page 8
  • L’anatomie au bout des doigts... - Page 9
  • Trois Nouveaux Livres... - Page 10
  • Ostéos de France et vous... - Page 11
  • Votre Espace Membre Ostéos de France... - Page 12
  • SOFMMOO - Enquète sur les MMO - Plaquette UMO - EROP... - Page 13
  • Le Docteur Daniel Maudet est décédé... - Page 14
  • Les politiques, les administratifs, et même certains médecins veulent faire réaliser une part de la médecine par d’autres praticiens que les médecins. La politique concernant l’ostéopathie est un des fers de lance de cette stratégie.

    Officiellement les décideurs avec l’appui de la mutualité française et des syndicats de travailleurs qui gèrent les caisses d’assurance maladie,  veulent revaloriser la médecine générale et réorganiser notre régime de santé.
    Pour  ceci, ils veulent faire du médecin généraliste le médecin pivot capable de décider de tout ce qui est utile et bien pour le patient.

    Pourquoi pas ? Il faut bien trouver une méthode pour donner aux électeurs l’illusion que la médecine reste accessible à tous et que les pathologies qui se multiplient sont prises en charge par une médecine de premier recours.
    Mais va-t-on arriver à ce but en prenant des mesures  repoussoires qui freineront encore plus l’installation des jeunes médecins comme médecin de famille surtout dans les régions peu dotées si l’on réserve la médecine générale aux seuls confrères généralistes allopathes ? La volonté actuelle de certains d’exclure les MEP du système de soins conventionnés converge avec des décisions de certains conseils départementaux de l’ordre de refuser la qualification  de spécialiste en médecine générale à ces médecins à exercice particulier.

    Faut-il se priver des médecins qui offrent une écoute plus attentive, permettant une meilleure approche de chaque patient, un moindre coût d’exploration complémentaire et de prescriptions médicamenteuses parfois iatrogène ?

    Ostéos de France  se dote d’une nouvelle secrétaire beaucoup plus disponible pour défendre avec acharnement les médecins ostéopathes. Nous allons pouvoir vous défendre car la fuite en avant faite par les politiques, ne résistera pas à la réalité des faits à la condition, que nous soyons nombreux, engagés, structurés et soudés ; votre adhésion est donc indispensable.

    L’ostéopathie est une médecine difficile ; la plupart des médecins qui la pratique ont mis douze à quinze ans à acquérir mais nos dirigeants veulent la faire pratiquer par des non médecins ayant suivi des études non sélectives dans la trentaine d’écoles qui se sont créées de façon anarchique en France et dans lesquelles ces malheureux étudiants reçoivent un enseignement non contrôlé et sans contact avec de vrais malades.
    En mai et juin 2009, deux nouvelles décisions législatives sont venues ternir le tableau :

    1 - Un article dans une loi n’ayant pas trait à la santé est passé inaperçu, il s’agit de la loi numéro 2009-526 du 12 Mai 2009 Art 53. Il permet d’attribuer le titre d’ostéopathe ou de chiropracteur même si le demandeur n’a pas été formé dans une école agréée.

    2 - Un nouvel amendement voté par la commission mixte paritaire le 20 juin 2009 parlementaire (loi HPST) propose de faire passer la durée des études à quatre ans, toujours sans aucun contrôle de la formation, des formateurs ni de précision sur le contenu de ces enseignements.

    De toute évidence, ces quelques parlementaires se sont octroyés, contre la majorité des autres parlementaires, un droit despotique préjudiciable à la fois aux jeunes embarqués dans cette triste aventure, aux patients qui se seront égarés dans leur cabinet et à la santé publique.

    Certains d’entre eux, membres de la Commission des Affaires Sociales du Sénat, ont fait des affirmations fausses lors des débats publics au Parlement, notamment au Sénat, sur le travail de concertation avec toutes les organisations représentatives et sur la situation des enseignements dans les autres pays Europe. Il est probable que les décisions de la Commission Mixte Paritaire, à laquelle appartiennent ces parlementaires, ont été prises après ces affirmations. Devant tant d’inconséquence, l’on peut se poser la question de savoir s’ils ne sont pas sous influence.

    Avec de telles décisions, dans deux ou trois décennies il y aura autant de titulaires de ce titre d’ostéopathe que de médecins généralistes en France. La représentation nationale et l’Etat ne tiennent même pas compte de la loi. Nous avons prostesté très vivement contre ces incohérences et inconséquences au plus haut niveau de notre Nation. Il nous faut donc à nouveau les rencontrer pour les éclairer et les convaincre. Nous espérons que le Conseil Constitutionnel rétablira la loi.

    Nous comptons sur l’engagement de tous les médecins ostéopathes et sur leur adhésion à Ostéos de France pour mener avec tous les médecins ostéopathes, mais aussi l’ensemble de la communauté médicale, ce combat à son juste but.

    Cordialement et combativement,
               
        Bruno Burel
     
     
     
    Syndicat des Médecins Ostéopathes de France
    1, rue de l'hôpital - 76 000 Rouen
    Tel: 02.35.52.01.01 - Fax 02 35 70 95 62 -