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Date : 05-12-2009
Source : Dr Bruno Goeffray
OSTEOPATHE, MODE D’EMPLOI
OSTEOPATHE, MODE D’EMPLOI
Guide à l’usage des médecins ne connaissant pas l’ostéopathie.
Depuis quelques années, l’Ostéopathie a pris sa place dans l’offre de soins. Mais il n’est pas toujours évident pour le médecin de savoir comment utiliser au mieux ce que l’Ostéopathie peut apporter à son patient .
Il s’agit ici de définir quels sont les acteurs de l’Ostéopathie, tous titulaires du titre d’ostéopathe (loi de mars 2002) et comment s’y retrouver. En effet, il existe :
d’une part des médecins, d’autre part des paramédicaux (kinésithérapeutes, sages-femmes, infirmiers)
troisième catégorie : des titulaires du titre d’ostéopathe qui ne sont pas des professionnels de santé appelés «ni-ni» (ni médecin, ni paramédical).
Vous connaissez un ostéopathe et vous lui adressez votre patient;
• A un confrère, vous lui écrivez un courrier. Le patient est reçu par ce médecin ostéopathe.
Prise en charge :
Selon son secteur conventionnel, la prise en charge des soins sera différente. En secteur 1 et 2, il cotera pour la première fois sur la feuille de soins un «C» (consultation diagnostique) dans le parcours de soins et établira une note d’honoraires pour la partie «non remboursable» soins d’ostéopathie. Si un deuxième rendez-vous rapproché est nécessaire, pour le même motif de consultation, seul «l’acte non remboursable» est facturé. Il peut être nécessaire de réévaluer le diagnostic par une nouvelle consultation.
Votre correspondant vous informera de ses conclusions par courrier ou téléphone. Si le patient consulte directement donc hors parcours, il sera moins remboursé sur la valeur du «C».
Si le médecin n’est pas conventionné (secteur 3), la prise en charge des soins se fait à hauteur du tarif d’autorité (34 cts d’€) si une feuille de soins est établie. Si est établie une note d’honoraires, présentée à une mutuelle ou une assurance, le patient peut en obtenir une prise en charge fonction du contrat souscrit et des garanties offertes (en général, une base de 2 à 3 séances par an avec un forfait annuel de 50 à 150 € est assez commune).
• À un paramédical, avec un courrier ou non, qui peut être dans un exercice exclusif ou non de l’ostéopathie. En aucuns cas, vous ne pouvez établir de prescription d’un certain nombre de séances comme pour une rééducation.
Prise en charge :
Le kiné après soins ne pourra établir de feuilles de soins. Il devra établir une facture qui éventuellement donnera lieu à une prise en charge par une mutuelle ou assurance. Le kiné pourra aussi vous informer après la séance. A un non professionnel de santé dit «ni-ni», titulaire du titre d’ostéopathe (enregistré à la DDASS). Comme le paramédical, il établira une facture en vue d’une éventuelle prise en charge.
Vous ne connaissez pas d’Ostéopathe,
soit votre patient en connaît un et on se retrouve comme dans le premier cas, soit il n’en connaît pas alors il s’en réfère à votre correspondant. Pour le paramédical comme pour le «ni-ni», leur pratique est encadrée légalement tout particulièrement sur deux points:
• la prise en charge des nourrissons : interdite en dessous de 6 mois. • manipulation du rachis cervical.
Ces deux situations imposent une attestation de non contre indication médicale à l’ostéopathie qui engage la responsabilité du médecin qui la rédige. Par ailleurs les manoeuvres gynéco-obstétricales et les touchers pelviens sont interdits sauf pour les professionnels de santé par voie interne sont autorisées aux seuls professions de santé autorisés à pratiquer ces actes dans l’exercice de leur profession. Les «ni-ni» ne sont autorisés qu’à intervenir sur une symptomatologie fonctionnelle à l’exclusion de toute pathologie organique.
Comment reconnaître un bon praticien en Ostéopathie ?
Seul le médecin assurera à votre patient une expertise ostéopathique dans un contexte de sécurité diagnostique optimale. En premier lieu, le professionnel pratiquera un exercice exclusif ou majoritaire de l’Ostéopathie.
Le kinésithérapeute ne pourra en aucuns cas pratiquer l’ostéopathie sous couvert de son exercice. L’Ostéopathie ne se résume pas à un ensemble de techniques plus ou moins habilement appliqué en réponse à un symptôme. L’Ostéopathie possède une démarche diagnostique globale. Un diagnostic ostéopathique est posé à partir duquel le traitement est initié. Celui-ci ne se rapporte pas forcement à la zone d’expression symptomatique.
Une consultation demande du temps, de 20 à 40’ en moyenne, deuxième critère essentiel. En troisième lieu, le délai entre deux consultations doit être en moyenne de trois semaines. Dans quelques situations aiguës, la revisite peut se faire à dix jours ou moins. Dans ces cas, deux consultations sont généralement suffisantes. Face à une situation chronique, il est admis qu’au plus après trois séances une amélioration clinique se fasse pour s’autoriser à continuer.
Ostéos de France - Dr Bruno Geoffray
Syndicat des Médecins Ostéopathes de France
1, rue de l'hôpital - 76 000 Rouen
Tel: 02.35.52.01.01 - Fax 02 35 70 95
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