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Adhesion 2005

 

CONTRIBUTION N° 2 - Pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5
 

Réunion du groupe de travail sur l'ostéopathie et la chiropractie à la date du 14 Octobre 2003

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PRATIQUE DE L'OSTEOPATHIE ET DE LA CHIROPRACTIE :

LISTE DES TECHNIQUES UTILISÉES ET DES PATHOLOGIES SOIGNÉES
RECOMMANDATIONS DE BONNES PRATIQUES

Annexe rédigée par la commission qualité de l’AIDMO

REFERENTIEL DE L’ACTE MEDICAL OSTEOPATHIQUE


Avant d’établir des référentiels de bonne pratique spécifiques à différentes pathologies en médecine ostéopathique, nous avons décidé de proposer un référentiel général qui définit le volet ostéopathique de la prise en charge du patient par le médecin ostéopathe.
Précisons que cette séparation entre volet médical et volet ostéopathique de la prise en charge du patient par le médecin ostéopathe n’est ici induite que pour des raisons de simplification de l’exposé, et afin d’éviter les redites.

En pratique, l’abord du médecin ostéopathe sera parfaitement global, conformément à sa formation complète.
Pour ce qui est de la prise en charge médicale, nous nous référerons toujours aux recommandations de l’ANAES

Pour ce qui est de la prise en charge plus spécifiquement ostéopathique, nous nous référerons aux principes généraux de l’ostéopathie :
· Globalité
· Interaction structure-fonction
· Homéostasie (capacité d’auto guérison, de ré-harmonisation du corps à partir d’une action externe)

DIAGNOSTIC
· Interrogatoire :
Orienté plus spécifiquement dans l’approche ostéopathique vers :
Antécédents obstétricaux et néo-natals, encore plus importants dans la prise en charge du nouveau-né et de l’enfant. Seront en particulier recherchés :
- les pathologies de la grossesse de la mère.
- le terme de l’accouchement.
- la durée et la qualité du travail.
- le type de présentation.
- l’utilisation d’aides instrumentales à l’extraction (forceps, ventouse).
- la vitalité à la naissance (Apgar)

Antécédents traumatiques : chutes (surtout dans l’enfance), accidents d’automobile, accidents de sport, interventions chirurgicales, chocs émotionnels majeurs.

Ces antécédents traumatiques sont à rechercher par l’interrogatoire, mais aussi pas l’examen clinique complet qui doit rechercher des traces de traumatismes oubliés.

Habitus : contraintes d’efforts ou de positions du métier ou des activités de loisir, sommeil, stress, conflits affectifs.

Douleurs locales et projetées à distance, exprimées par le patient et souvent motif de la consultation. Le praticien fera préciser :
leur siège, leur intensité, leur ancienneté, leur rythme, leur vécu
o Limitation articulaire locale et globale, exprimée spontanément par le patient ou recherchée à l’interrogatoire afin d’apprécier le degré d’impotence fonctionnelle (gène à l’accomplissement des actes de la vie quotidienne habituelle, de la vie professionnelle, des loisirs).

· Examen clinique :

Statique
Analyse des asymétries structurelles ou fonctionnelles (rachis, membres, crâne)
Analyse des anomalies posturales (voûtes plantaires, occlusion mandibulaire, convergence oculaire)

Dynamique
L’examen plus spécifiquement ostéopathique est orienté vers la recherche de zones de restriction de mobilité tissulaire et/ou articulaire. Il se fait par :
L’observation des gestes spontanés du patient (lever, marche, s’asseoir, préhension, déshabillage, coucher etc.)
L’observation de mouvements actifs demandés au patient pour mobiliser différentes régions anatomiques.
La mobilisation par le praticien de différentes structures tissulaires et/ou articulaires, afin d’apprécier qualité et quantité de mouvement de façon bilatérale comparative, ainsi que l’existence de douleurs provoquées par les manœuvres. Ces mobilisations diagnostiques pourront être globales pour un examen de débrouillage systématique, et plus précises locales, segmentaires, mono-articulaires pour affiner le diagnostic ostéopathique.

Palpation
Elle recherche des zones de modifications tissulaires : raideur, induration, épaississement.
Cet examen palpatoire est un temps essentiel et très spécifique de l’examen ostéopathique. Il met en évidence la modification d’élasticité ou de visco-élasticité des tissus.
On peut y inclure pour certains l’« écoute » ostéopathique qui consiste à percevoir la réponse spontanée des tissus du patient au stimulus induit par une légère pression des mains de l’opérateur.
Rappelons aussi dans le cadre de l’examen clinique médical classique l’importance de l’examen neurologique complet, mais aussi cardio-vasculaire, pulmonaire et digestif pour ne citer qu’eux.

· Examens complémentaires
Ils sont identiques à ceux de la démarche médicale classique, et comprennent en fonction des besoins diagnostics l’imagerie médicale (radiographie, échographie, scanner, IRM), la biologie, les explorations électrophysiologiques, les avis spécialisés.
Cette démarche aboutit à un diagnostic médical et ostéopathique, déterminant la stratégie thérapeutique.

TRAITEMENT

Il est décidé au terme de la démarche diagnostique si le traitement spécifique ostéopathique :
· est utile et suffisant.
· est utile mais insuffisant, la pathologie du patient rendant nécessaire une prise en charge médicale classique et/ou chirurgicale.
· est inutile voire contre-indiqué.
Si un traitement ostéopathique est décidé, il fait appel à différents moyens utilisés en fonction du patient et du praticien :

L’AJUSTEMENT GLOBAL OSTEOPATHIQUE (ou traitement général ostéopathique). Son action se fait simultanément dans trois axes : articulaire (mobilisation articulaire par rotation ample à grand bras de levier avec rythme selon une routine), vasculaire (pompage et drainage du système circulatoire), neurologique (principalement sur les composantes du système nerveux autonome).

TECHNIQUES SUR LES ARTICULATIONS (rachis, thorax, bassin, appareil locomoteur).
- Manœuvre avec impulsion (dite de thrust) : manipulations vertébrales et périphériques, ajustement articulaire précis de haute vélocité, faible amplitude et grands bras de levier.
- Manœuvre dite « strain / counterstrain (Jones) : placement maintenu de l’articulation en position antalgique puis retour en position de repos.
- Manœuvre dite « recoil » : impulsion correctrice sans mobilisation, de grande précision centrée sur la restriction de mobilité dont les composantes ont été recrutées.

TECHNIQUES SUR LES TISSUS MOUS.
- Massage.
- Myotensif (contracté/ relâché).
- Autres techniques sur les muscles (pression ponçage de points réflexes, étirement passif, détente du muscle par raccourcissement passif prolongé, décordage, massage transverse profond).
- Fascias (étirement selon une composante structuro-fonctionnelle (volontaire) ou écoute passive guidée par les tensions tissulaires (involontaire).
- Viscères : mêmes techniques que pour les fascias (action sur les éléments de fixation et de soutien des organes : ligaments, fascias, mésos).
- Crânio-Sacrées. Techniques essentiellement d’écoute sur l’axe cranio-sacré mais aussi sur n’importe quelle autre partie du corps à partir des composantes du Mécanisme Respiratoire Primaire (MRP)...

Il faut noter que ce traitement sera appliqué dans les zones où l’examen ostéopathique a décelé des anomalies, et qui ne sont souvent pas les zones douloureuses.

Evaluation du résultat de cette thérapeutique ostéopathique
Un nouvel examen ostéopathique post-thérapeutique apprécie la nouvelle situation (douleur, restriction tissulaire…).).
Le retour à la normale peut ne pas être immédiat, rendant souhaitable un contrôle à distance.
La prévention des récidives est essentielle dans toute prise en charge ostéopathique.
Elle impose la recherche des causes de la pathologie, et fait appel à différents moyens :
Conseils d’hygiène de vie sur le plan général.
prophylaxie gestuelle et posturale.
Technique de rééducation :massages, à la physiothérapie, à la musculation spécifique, techniques d’étirements musculo-fasciaux (type Mézières), etc…
Gestion du stress par la pratique de la relaxation, l’hypnose, les psychothérapies, etc….
Correction posturale par une correction des appuis plantaires (semelles orthopédiques), un traitement orthodontique, une rééducation orthoptique spécifique, etc...

L’efficacité de ces moyens préventifs nécessite toujours une évaluation régulière de leur efficacité par le médecin ostéopathe.


Annexes à la contribution d'Ostéos de France sur les recommandations de bonnes pratiques
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