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CONTRIBUTION
N° 3 |
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Réunion
du groupe de travail sur l'ostéopathie et la chiropractie
à la date du 4 Novembre 2003
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2-
CHAMP DE COMPETENCE.
C’est
grâce à ses compétences médicales
que le médecin ostéopathe peut assurer à
son patient une prise en charge globale de première intention
à la fois diagnostique et thérapeutique.
Sa démarche diagnostique (positif, différentiel
et étiologique) utilise les différents moyens
cliniques et para-cliniques à la disposition de tout
médecin, enrichis de la clinique ostéopathique.
C’est
la précision de ce diagnostic qui seule permet de poser
l’indication de la prise en charge thérapeutique
ostéopathique et conditionne la sélection des
techniques indiquées et contre-indiquées.
Face
à une contre-indication de l’ostéopathie,
le médecin ostéopathe utilise les autres moyens
thérapeutiques médicaux à sa disposition
ou oriente son patient vers un autre thérapeute.
Il travaille fréquemment en collaboration avec ses confrères
tant généralistes que spécialistes et lorsque
ses compétences sont reconnues, il travaille comme consultant
en tenant informés ses confrères de ses constatations
et du traitement qu’il aura pu donner.
En
complément de la prise en charge thérapeutique,
à visée curative d’un grand nombre de pathologies,
la compétence du médecin ostéopathe réside
également dans la prévention, le dépistage
et le suivi thérapeutique, visant à préserver
l’intégrité structurelle et fonctionnelle
de son patient dans le respect de l’éthique médicale
et dans un souci d’économie de santé.
La
compétence du médecin ostéopathe s’adresse
aussi bien au nouveau-né, à l’enfant, à
l’adulte qu’à la personne âgée.
Il joue un rôle fondamental au sein de l’équipe
multidisciplinaire prenant en charge le handicap fonctionnel
sous toutes ses formes et dans ses composantes socio-professionnelles
et sportives.
Les
compétences acquises par le doctorat en Médecine
permettent au médecin ostéopathe d’accompagner
des patients porteurs de pathologie organique identifiée
évoluant sur un mode aiguë ou chronique. Très
fréquemment, il sera noté en aval de ses soins
une moindre consommation médicamenteuse (antalgiques
en premier lieu) et un meilleur confort de vie.
En annexe 1, figure une bibliographie sur les thérapies
manuelles permettant d’appréhender les champs de
compétence des praticiens ostéopathes.
3-
ACTES A RISQUE.
Manipulations ostéo-articulaires dites thrust : ces techniques
peuvent comporter des contre-indications absolues a être
pratiquées directement en présence des pathologies
suivantes : ostéoporose, pathologies ostéo-articulaires
infectieuses, pathologies dégénératives,
pathologies discales (la hernie discale peut être une
contre-indication absolue de manipulation locale. En cas de
protrusion ou pathologie dégénérative,
elle doit être limitée à des techniques
appropriées en excluant toute manœuvre rotatoire
ou compressive).
Prise en charge de tensions tissulaires sous-tendues par une
pathologie psychiatrique. Risque de décompensation si
traitement prolongé et pathologie psychiatrique non-identifiée.
En
annexe 2, figurent les recommandations faites par la SOFMMOO
sur l’utilité des radiographies avant manipulations
vertébrales.
Contribution
n°3 d’Ostéos de France
Définition des Actes – Recommandations de bonnes
pratiques
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