Le
Mot du Président : …
VERS UN EXERCICE ILLEGAL DE L'OSTEOPATHIE ?
Chers Amis,
Dans notre troisième
bulletin de l'année 2003, paru au mois de Juillet, nous
vous annoncions que le ministère de la santé avait
reconnu Ostéos de France comme organisation représentative
invitée à participer à la commission de
réflexion sur l'élaboration des décrets
de la loi de Mars 2002. Nous avons accepté cette mission
avec beaucoup d'ambition.
Votre bureau a depuis poursuivi un travail permanent de rencontres
répétées avec toutes les parties concernées
et à élaborer plusieurs dossiers sur l'exercice
de l'ostéopathie par les médecins. Nous avons
participé à toutes les réunions au ministère
(voir calendrier page 5).
Le gouvernement aurait comme projet de créer un diplôme
d'état unique d'ostéopathie ou de chiropractie.
Celui-ci serait accessible par une formation initiale en six
ans et 5000 heures d'enseignement pour les bacheliers. Le titre
d'ostéopathe serait appliqué à une profession
indépendante non médicale.
Il serait prévu des passerelles de formation médicale
autorisant les médecins à passer l'examen d'ostéopathe
devant un jury d'ostéopathes (en grande partie non-médecins)
pour pouvoir se prévaloir du titre d'ostéopathe.
Ce diplôme étant basé sur le programme de
formation des formations initiales réservées aux
bacheliers.
Le conseil d'administration d'Ostéos de France refuse
catégoriquement d'adhérer à ce projet Nous
avons en permanence affirmé qu'il était nécessaire,
pour le bon équilibre de l'ostéopathie française,
et ce, avec l'accord de nos amis non-médecins, que les
médecins ostéopathes gardent leur formation propre,
ce qui veut dire un diplôme propre et un titre propre
de médecin ostéopathe.
Il est indispensable que les médecins ostéopathes,
formés et validés par leurs pairs, aient le droit
d'exercer la médecine et l'ostéopathie. Beaucoup
de réunions ont eu lieu avec différents groupes
de formation en médecine manuelle et ostéopathique.
Les critères du Registre Européen des Médecins
Ostéopathes (voir en page 2) conviennent à la
majorité des groupes. Le conseil d'administration d'Ostéos
de France a donc pris contact avec le Président de l'Europeen
Register Osteopathic Physisians (EROP) pour envisager l'adhésion
d'Ostéos de France à l'EROP.
Il faut préciser qu'au sein du Word Osteopathic Health
Organisation cohabitent médecins ostéopathes et
ostéopathes non-médecins et que les critères
retenus par l'EROP sont ceux qui prévalent pour les médecins
du WOHO.
Ainsi, tout en gardant notre spécificité ostéopathique,
nous pourrons garder également notre originalité
dans la formation et dans la qualification pour les médecins
ostéopathes français. Nous avons entrepris des
démarches auprès du Conseil National de l'Ordre
des Médecins et auprès du Ministère pour
faire valoir ces objectifs.
Nous continuons à nous réunir de façon
rapprochée avec les organisations de médecins
ostéopathes et avec les organisations d'ostéopathes
non-médecins pour finaliser ces objectifs.
Bruno BUREL