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aux scandaleuses poursuites juridiques des CPAM de la région
Charentes-Poitou, nous avons interrogé les présidents
des trois principaux syndicats de médecins libéraux
s'opposant à l'actuelle convention des généralistes.
Outre l'interdiction qui y figure de coter un acte inscrit à
la nomenclature en même temps qu'un acte qui ne l'est pas,
nous les avons surtout interrogés sur les droits divins
exorbitants des directeurs de caisses pour déconventionner
les confrères.
" Deux de nos confrères médecins ostéopathes,
l'un à " temps plein ", l'autre à temps
très partiel, viennent de subir des mesures de déconventionnement
de la part des CPAM d'Angoulême et de Poitiers. Vous lirez,
dans notre bulletin n° 21 joint à ce courrier, un article
en page 8 relatant les griefs qui leur étaient portés.
Le cas qui nous inquiète le plus est celui du confrère
qui est déconventionné pour une durée d'un
an. Ce confrère, ancien médecin militaire, s'est
installé vers l'âge de 40 ans, en 1997. A la suite
de l'obtention d'un diplôme inter-universitaire de Médecine
Manuelle-Ostéopathie, il a commencé à faire
quelques actes d'ostéopathie dans le cadre de son exercice
de médecin généraliste. Il n'a pas vu les
modifications de la dernière convention. En 2002, l'ostéopathie
représentait 13,2 % de ses actes et il les cotait C + DE
ou C + HN.
Certes, il s'agit d'un non-respect stricto sensu du texte conventionnel,
mais il paraît particulièrement inquiétant
qu'il ait pu être déconventionné par le directeur
de la caisse, sans aucune procédure contradictoire, ni
même passage devant le CMPL. Le chapitre 9 de la convention
des Médecins Généralistes semble octroyer
ce droit aux directeurs des CPAM. Ceci est très surprenant
et beaucoup de nos confrères s'inquiètent, s'étonnant
que cela soit possible dans un Etat de droit.
Nous nous permettons donc de vous interroger sur cette attitude
de la caisse. Quelle action votre centrale syndicale peut-elle
mener auprès des instances ministérielles en charge
de la Santé et de la Justice pour obtenir des éclaircissements
sur ces procédures ? "
Nous attendons leur réponse.
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