Nous sommes le : 18-06-2013
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Définition
C'est
une branche de l'ostéopathie
qui s'occupe plus particulièrement
de la tête. Malgré le
fait que celle-ci ne comporte pas
d'articulation (mise à part
l'articulation de la mâchoire),
les principes ostéopathiques
peuvent s'y appliquer, en utilisant
des techniques fonctionnelles spécifiques.
Origine
L'ostéopathie crânienne est née durant la première moitié du XXe siècle aux Etats-Unis. Elle fut découverte et développée par William Garner SUTHERLAND, qui était un élève de STILL, le fondateur de l'Ostéopathie.
Philosophie
D'après SUTHERLAND, la légère malléabilité des os du crâne et la manière dont ils sont imbriqués leur autorise une infime mobilité due aux tensions variables des membranes (ou fascias) qui sont attachées à l'intérieur et à l'extérieur du crâne. Une restriction de cette infime mobilité peut engendrer des troubles divers, qui peuvent être résolus en restaurant cette mobilité.
Technique
Elle consiste en légères pressions appliquées à certains endroits de la tête et selon un rythme particulier, de manière très douce. Le patient est allongé et ressent une détente rapide. Il arrive que l'ostéopathe applique le même type de technique au sacrum (os central du bassin situé à la base de la colonne vertébrale), ce qui permet de relâcher les ligaments de la colonne vertébrale, d'où le nom de technique crânio-sacrée (Craniosacral Therapy).
Intérêts, Indications
L'ostéopathie crânienne peut être utile pour traiter certaines douleurs de la tête, certains troubles ORL (vertiges positionnels), les conséquences d'une mauvaise dentition, les suites de traumas de la tête et du cou. Elle est particulièrement recommandée pour les bébés ayant eu une naissance difficile ayant déformé la tête. Elle intervient après la consultation du spécialiste concerné, pour compléter ou renforcer son traitement.
Précautions et effets secondaires
Les
techniques
crâniennes
sont douces
et sans danger,
à condition
de ne pas s'appliquer à des
pathologies graves.
Ainsi, elle sont
interdites en cas
de fracture récente,
d'hémorragie
ou de tumeur du
cerveau. Elles
n'ont pas d'action
sur les maladies
neurologiques (paralysies,
maladie de Parkinson, épilepsie).
Leur effet secondaire
le plus fréquent
est une détente
du patient.